_F A L S E x H O P E S_
N'essayez pas de comprendre à qui je vais m'adresser. N'essayer pas non plus de savoir si ce que j'écris est ce qui se passe à présent en moi ou si cela n'est que purement fictif. A quoi bon savoir la vérité ? Personne ne pourra comprendre mes paroles et toutes ces questions que je me pose. Je n'oblige personne à lire au passage. Elle ne s'imagine pas à quel point je peux l'aimer. Pourtant je me dois de l'oublier. Je n'y arrive pas. J'ai pourtant tout essayé. Pour une fois, les larmes ne coulent pas. Mais ça va durer encore combien de temps avant cet instant fatal ? Celui où tu as l'impression d'épuiser toutes les larmes de ton corps. Finalement, les larmes coulent d'une manière continue, sans trouver de fin. Le cycle des larmes ressemblerait-il à celui de l'eau ? Telle est la question. Le cheminement des larmes demeure inconnu. J'arriverai sûrement jamais à comprendre pourquoi elle m'a fait ça. Au plus profond de moi, je m'y étais attendue, je le savais. Mais je ne sais trop pourquoi, je ne voulais pas y croire.. L'espoir ? L'espoir est un mot que je connais trop. Il ne m'a jamais réussi. Ou quand il est positif, c'est trop tard, c'est quand la page s'est tournée dans mon coeur. Je me sens vidée, je me sens rien. L'impression d'être une pauvre chose amochée par tant de conneries humaines, tel un pauvre ours en peluche datant de notre enfance, auquel on ne prend plus soin et que l'on finira pas jeter aux ordures en soir de printemps. Je n'ai plus l'envie de rien, plus la force de me battre pour elle. Après tout, mes efforts ne servent à rien. Maintenant, elle n'aura plus que comme choix, d'apprendre à vivre sans notre quotidien, celui qu'on appréciait auparavant, qui aurait pu devenir éternel. J'espère juste une chose, qu'elle apprendra qu'on ne fait pas toujours les bons choix, et qu'elle vivra ce qu'elle me fait vivre. Du sadisme dîtes-vous ? Peut-être. Qui sait.. On en a tous une part en nous à priori. [...]